Pas de liberté sans …

Il n’ y a pas de liberté si on ne la protège pas. C’est une chose qui se cultive et se maintient.

La liberté se perd non pas parce que c’est une élite qui nous maltraite, mais parce que la majorité de la population attend des solutions venant d’en haut (approche top-down) au lieu de semer les graines de sa (la) liberté (approche bottom-up).

En effet, si les individus perdent leurs libertés ce n’est pas dû à l’existence d’un tyran, mais au renoncement des libertés par les individus eux-mêmes en échange d’une hypothétique résolution des problèmes.

La perte de la liberté est la conséquence d’un laisser aller général. Nous devons donc prendre garde à nous même http://re-think-now.com/prenons-garde-a-nous-meme… !

La réalité est complexe, il faut suivre son bon sens et ne pas céder à la peur.

Il faut laisser place aux solutions et non pas à cette dernière !

La première barrière c’est donc bien nous même. C’est donc bien l’individu, et par voie de conséquence la multitude d’individus (la société), qui sont responsables de tout affaiblissement de la liberté.

J’ai entendu Alice Pazalmar reprendre une idée brillante: celle disant il n’ y a pas de liberté sans choix. Je ne suis pas certaine de l’usage qui a été fait de cette idée dans le passé, mais je pense que le respect des choix d’autrui (#RespectTheIndividual) et la nécessité de faire des choix préservant la liberté (dans la vie de tous les jours) sont deux composante vitales.

Une société ne peut se vanter d’être libre si elle impose les antennes 5G, si l’on ne peut choisir comment vivre sa vie, se soigner ou protéger sa santé…

Voir Twitter @ConScienceRTN

L’individu doit faire des choix salutaires pour créer ou maintenir sa (la) liberté; il doit respecter les choix des autres individus.

Prenons garde à nous-même

L’être humain a une épatante capacité de créer un sentiment de normalité même au cœur de périodes tourmentées. Cette capacité génère un rempart moral protectif qui fait partie de l’arsenal salutaire des individus pendant cette crise du COVID19.

Bien que nécessaire, cette normalité protectrice ne doit pas vouloir dire porter des oeillères et s’abstenir de réfléchir aux causes et surtout aux effets de cette crise.

Nous nous trouvons à un seuil critique qu’il ne s’agit pas d’ignorer. À l’avenir, les atteintes aux libertés qui sont qualifiées de temporaires pourraient se pérenniser, d’autres libertés pourraient être niées ou ridiculisées.

Essays on Open-endedness in law

De part le monde avec les politiques de confinement, la liberté de mouvement, la liberté de réunion (pour des motifs politiques, religieux ou autres), la liberté d’exercer une activité économique ont été très fortement réduites ou rendues impossibles.

Le respect de la vie privée (privacy) a aussi été affecté dans plusieurs pays par le suivi des personnes (contrôle des déplacements grâce aux réseaux de télécommunication, l’usage de codes QR autorisant les déplacements…). [1]

Ensuite, la liberté d’expression [2] est devenue encore une plus pâle expression de ce qu’elle devrait être: il est plus difficile d’emmètre des réflexions différentes d’une ligne de pensée centralisée qui se présente comme omnisciente.

Les vaccins semblent être l’unique solution acceptée : toute autre proposition n’est pas promue ou risque d’être censurée.

Nous avons l’habitude de nous vanter des énormes progrès scientifiques que notre société a connue depuis la première révolution industrielle, néanmoins il n’y a pas de quoi être fier d’une société qui veut imposer une seule solution à des milliards de personnes. Que devient l’unicité de chaque être? Que deviennent toutes les connaissances que nous avons jusque-là acquises dans le domaine de la santé ? Que deviennent tous les travaux philosophiques réalisés depuis des millénaires et promouvant l’exercice du doute et de la réflexion?

De nombreuses sciences ont permis des découvertes cruciales, et non pas une « science » devenue fondamentaliste et absolue (focalisation sur un type de savoir et absolutisme doctrinal). Il s’agit de ne pas d’oublier que nous avons le choix, il est important de ne pas se résoudre à une source de savoir. Même si ce fondamentalisme est réalisé avec de bons sentiments, personne ne peut se prévaloir de connaître ce qui est bon pour des milliards de personnes et l’imposer. Ceci est impossible et tyrannise l’individu. L’individu a le droit de choisir ce qui convient le mieux à sa santé (droit à la vie et liberté de disposer de son corps).

Aucune politique ne peut comprendre les interactions complexes de la réalité. Cependant, la population a tendance à accepter des politiques simplificatrices ou simplistes. [3]

Plus une autorité centrale (et donc uniformisante) restreint l’exercice des libertés vitales à l’individu (droit à la vie et à disposer de son corps, liberté de réunion, droit à exercer une activité économique, droit au respect de la vie privée, liberté de mouvement) et plus elle risque la vie des individus de la société.

Il n’est pas aussi simple de freiner un type de mortalité ou la mortalité en générale en « emprisonnant » les personnes chez elles. Il est d’ailleurs difficile de comptabiliser toutes les personnes qui meurent ou voient leur santé se détériorer du fait d’une politique de confinement. Les conséquences non comptabilisées sont bien présentes même si elles ne font pas partie des statistiques officielles.

D’une manière visible mais non-immédiate, la dégradation de la situation économique des individus résultant de la difficulté d’exercer une activité économique met en danger la vie d’autrui. La difficulté d’accès à certains biens ou services vitaux à certains individus, bien que non considérés comme tels par un gouvernement, est une autre illustration. Il ne faut pas oublier non plus que la limitation des libertés est une source importante de stress pour l’individu et donc affecte sa santé. Certaines personnes se sentent d’autant plus limitées qu’elles ne sont pas sûres de connaître les comportements autorisés et donc s’autolimitent de peur d’être sanctionnées.

 Il y a fort à parier que les fatalités indirectes sont plus nombreuses que celles liées au fléau duquel nous devons être protégés.

Pour conclure, il est crucial de se rappeler que les libertés existent tant qu’elles sont comprises et voulues des individus. Ce n’est pas l’État qui est le garant des libertés, mais bien les individus. Si les philosophes, les juges, les professeurs (ou autres personnes rémunérées par la collectivité publique) ne comprennent pas ou ont oublié l’origine et la nécessité des libertés, l’individu est l’ultime rempart dans la protection de celles-ci ; ce ne sont pas les gouvernements ou d’autres élites.

En somme, si les individus perdent leurs libertés ce n’est pas dû à l’existence d’un tyran, mais au renoncement des libertés par les individus eux-mêmes en échange d’une hypothétique résolution des problèmes. [4] Espérons donc que les individus soient conscients de leur responsabilité et ne se calfeutrent pas dans une normalité excluant toute réflexion vitale.


[1]. Voir par exemple: COVID-19 Digital Rights Tracker’, Top 10 VPN, dernière mise à jour du 31 mars 2020, https://www.top10vpn.com/news/surveillance/covid-19-digital-rights-tracker/ ou En Chine, le high-tech comme outil de surveillance face à l’épidémie, Le Figaro, 29 février 2020.

[2]. L’Article 11 de la CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’UNION EUROPÉENNE est formulé ainsi :

1.   Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières.

2.   La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés. [Les caractères en gras ne font pas partie de la mise en forme originelle].

Il faut noter que dans la situation actuelle du COVID19 la liberté d’expression n’est pas seulement mise à mal par le centralisme des autorités étatiques mais aussi par celui d’entreprises internet de réseaux sociaux.

[3]. Les masses ne sont pas victimes, mais au contraire responsables de toute imposition ou uniformisation car le pouvoir s’adapte à leurs désirs. Les élus politiques voulant éviter tout risque de poursuites judiciaires tendent à imposer des mesures fortes qui vont néanmoins dans le sens de l’opinion publique.

[4]. Cf. interview de Lord Sumption (ancien juge à la Court Suprême du Royaume-Uni) réalisée par la BBC, et reportée dans The Spectator, 30 mars 2020, https://www.spectator.co.uk/article/former-supreme-court-justice-this-is-what-a-police-state-is-like-. Lord Sumption a dit « the real problem is that when human societies lose their freedom, it’s not usually because tyrants have taken it away. It’s usually because people willingly surrender their freedom in return for protection against some external threat. And the threat is usually a real threat but usually exaggerated ».

The individual is the answer

When crises occur, empowerment of the individual is rarely thought of as the solution.

Yet, fulfilment of society depends on the individual.

The individual is concrete, while society is not.

Society cannot flourish if individuals do not prosper.

People face today significant barriers in most ambits of their life: occupation, health, education, etc.

EMPOWERMENT is the answer.

On this subject, and more specially on the housing crisis, you can read:

Small Houses: A bottom-up approach to the British housing crisis. Comments on my essay

My essay entitled ‘Empowering potential home owners: The UK should have a “small housing” presumption’ has just been published in ‘Economic Affairs’ (journal issued by Wiley on behalf of the Institute of Economic Affairs and The University of Buckingham). It presents Small Houses (SH) as a potential solution to the British housing crisis.

Click here to read the essay.

At first, small housing may seem to be only a provocative solution. Yet, it is not odd at all. Commentators from economic think tanks have recently considered SH as a plausible and desirable option, not to mention that SH have been used in many places around the world, with affordability and quality as major aims.

The opportunities are unlimited: there is a wide diversity of SH, and many possibilities are to be invented. Kichanova, who wrote ‘Size doesn’t matter: Giving a green light to micro-homes’ for the Adam Smith Institute, gives prestige to SH and mentions examples of SH that are part of a block of flats. In my essay, I address SH as individual homes (meaning that the individual is in control of the construction of the home, and the home is not part of a large construction plan)and flexible homes that can be built at a great number of locations, including rooftops.

SH are not primarily defined by their size, but by the fact that with them individuals can more easily allocate resources at hand to fulfil their housing need, a most important one.

Individual need and individual strategy are crucial.

Without letting individuals express and prioritise their needs, SH are only suboptimal solutions, especially if they are offered by the state without a genuine need prioritisation performed by the individual. The difference between two SH can be ‘empowerment’.

This is an extract from my essay. Click here to read it.

With a more permissive regulatory framework, people can find solutions in their reach to cope with the housing crisis. On that account, SH need a minimally favourable regulatory environment.

With the empowerment SH constitute, significant results could be achieved even though they may be difficult to imagine ex ante.

This type of solution may for many people be hard to envisage, especially if individuals are satisfied with their housing conditions. Plus, the solution is not a traditional one.

Still, SH are crucial for people who cannot afford a house otherwise due to insufficient revenue. Besides, SH are instrumental in removing the impact of rogue landlords.

Not only are SH appealing to low incomes but also to higher incomes due to the difficulty to build in city centres.
 
The key idea is:

Empowerment is a tremendous underestimated solution. An economically appropriate empowerment policy is granting a presumption in favour of SH.

The same post on Medium includes various examples of SH:

Emilie (who made ConScience) is a co-founder of the RE-THINK NOW | RESEARCH FOR A BETTER SOCIETY initiative.